Voyage mythique… à la montagne mythique

가리라 가리라 백두산으로 가리라 !
On ira, on ira, au Mont Paektu, on ira !


Nous sommes à la moitié de notre séjour en Corée du Nord et nous partons aujourd’hui pour la montagne mythique coréenne : Paektusan (백두산, 白頭山). L’université Kim Il-Sung, dans laquelle nous étudions, organise un petit week-end pour nous, ainsi que nos camarades chinois, pour nous faire découvrir les charmes de la province Ryanggang, au Nord-Est du pays. C’est une grande sortie scolaire mais croyez-moi, celle-ci est plutôt exceptionnelle surtout lorsqu’on sait ô combien le Mont Paektu est sacré aux yeux des coréens, tant au Sud qu’au Nord. Avant de vous emmener sur ce site mythique, je pense que vous ne vous passerez pas de la légende qui entoure Paektusan… le mythe de Tangun.


Des millénaire avant notre ère, le Seigneur des Cieux, Hwanin (환인, 桓因) autorisa son fils, Hwanung (환웅, 桓 雄), à descendre sur Terre avec 3000 disciples pour aider les Hommes. Hwanung descendit au pied de la Montagne Paektu où il fonda la « Cité de Dieu« , Shinsi (신시, 神市). Dans cette Cité, il y instaura des lois et des codes moraux avec ses Ministres des Nuages (un-sa, 운사, 雲師), de la Pluie (u-sa, 우사, 雨師) et du Vent (p’ung-sa, 풍사, 風師). Il apprit aux Hommes l’Art, l’agriculture ou encore la médecine.

Une Ourse (ung-nyeo, 웅녀, 熊女) et un Tigre tapissés dans une grotte, prièrent le Roi Divin Hwanung (hwan-ung-cheon-wang, 환웅천왕, 桓雄天王) pour les transformer en humains. Hwanung qui entendit leurs prières donna 20 gousses d’ail et un bouquet d’armoise. Il ordonna à l’Ourse et au Tigre de ne manger que cette nourriture sacrée et de ne pas sortir de leur grotte pendant 100 jours. Au bout de 21 jours, L’Ourse s’est transformée en femme tandis que le Tigre, qui n’avait pas réussi à s’abstenir, ne put se transformer en homme. L’Ourse fit de nombreuses offrandes à Hwanung tant elle était reconnaissante. Cependant, elle était triste de ne pas avoir de mari et se mit à prier sous un bouleau divin pour avoir un fils. Ému par ses prières, Hwanung la prit comme femme et lui donna un fils qu’il nomma Tangun-Wanggeom (단군왕검, 檀君王儉).

Tangun devient un grand et puissant dirigeant et succéda à son père Hwanung. Il fonda en 2333 avant J.C. le Royaume du Chosŏn Ancien ou Ko-Chosŏn (고조선, 古朝鮮) considéré comme le premier royaume coréen. Il choisit la ville de Pyongyang (anciennement wang-geom-seong, 왕험성, 王險城 ou a-sa-dal, 아사달, 阿斯達) comme capitale. Il régna pendant 1500 ans puis à l’âge de 1908 ans, il retourna au Mont Paektu où il mourra et devenu une montagne sacrée.

 

Maintenant que vous avez l’impression d’être totalement bourré, je peux vous emmener à Paektusan !


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Lettre ouverte à Louis de Gouyon Matignon

Mon très cher Louis,
je ne me présente pas, tu me connais désormais. Nous nous sommes rencontrés en décembre dernier pour parler « Corée du Nord ». Rappelle-toi, tu avais essayé de me joindre, tu m’avais amicalement dit « j’ai lu un article que tu as rédigé et que je trouve FABULEUX ! » Souviens-toi, il faisait froid et pourtant, nous avons passé de longues minutes à discuter de tes travaux, des miens, de nos expériences, de nos ambitions et nos passions délirantes. Brillant jeune homme, curieux, instruit, motivé et profondément humaniste, tu m’as rapidement confié ton envie d’apprendre le Corée et d’aller étudier en Corée du Nord après un séjour touristique là-bas. J’étais admirative, ravie de constater que notre modeste association intéressait et que l’énergie que nos aînés avaient mis dans ce grand projet, n’avait pas été vaine. Tu m’intriguais mais j’étais surtout honorée d’avoir pu échanger longuement avec toi. J’ai insisté pour que te faire partir, pour que tu puisses rencontrer ces Coréens qui avaient rendu mon séjour inoubliable, pour que tu apprennes aussi et que tu comprennes.
En Mars dernier, tu es revenu sans prévenir mais en prenant soin de m’éliminer de tes réseaux sociaux. Aux dernières nouvelles, tu avais eu le privilège d’aller aux sports d’hiver avec tes camarades mais visiblement, cela n’avait pas été suffisant et tu n’as pas supporté la vie sur place. J’ai donc pris le soin de téléphoner, tu te souviens ? J’étais inquiète pour toi… mais également pour ma camarade et amie Anaïs, partie avec toi pour une durée d’un an. Tu as pris le temps de m’expliquer les raisons de ta « fuite ». Tu m’as confié que la Corée du Nord était une dictature dans laquelle « les petites vieilles nettoient les trottoirs à la brosse à dents« . Telle n’a pas été ma déception lorsque tu as tenu ces propos qui, comme je te l’avais expliqué, ne sont pas à cause de la Corée du Nord et de son régime mais plutôt des choses/comportements qu’on retrouve aussi en Corée du Sud. Ce sont ces mêmes petites vieilles qui nettoient les trottoirs dans le beau et chic quartier de Gangnam à 3 heures du matin quand les jeunes alcoolisés vont se coucher.
Après cette conversation, plus rien, aucune nouvelle. Apparemment, après ce voyage, nous n’avions plus rien à se fier. En effet Louis, tout nous sépare. Nous ne sommes pas habités par les mêmes forces. Alors que tu me parlais de ce problème lié à « l’éthique », j’ai tout de suite compris que nous n’avions plus grand chose à se dire. Aujourd’hui, souviens-toi de notre grande discussion sur la terrasse…
Depuis quelques jours, tu refais surface. Un coup de fil du Figaro, un autre d’Europe 1 et la publication d’un nouveau livre humblement intitulé « dictionnaire nord-coréen ». Ce livre, que je n’ai pas encore eu l’honneur de lire, m’interroge. Je voulais prendre le temps pour te parler, mettre en suspend la tonne de travail qui m’attend et t’expliquer à quel point je suis déçue.
Comme tu le sais, notre association, celle qui t’a fait partir, travaille avec la Corée du Nord depuis des dizaines d’années. Patrick Maurus s’est battu pour permettre à une poignée de privilégiés, car oui, nous sommes privilégiés, d’étudier le coréen dans l’université la plus prestigieuse du pays. Nous, étudiants, chercheurs et accessoirement membres de l’association, nous travaillons chaque jour, littéralement chaque jour sur la Corée. Nous avons tous suivi un cursus en coréen. Nos recherches se font sur la Corée. Nous nous passionnons pour de grands et beaux projets. Nous tentons de faire publier nos travaux et nos recherches. Nous sommes tous extrêmement fiers de nos parcours, différents certes, mais complémentaires. Nous sommes coréanologues et coréanophones, voici notre plus belle arme. Depuis des années, nous tentons de nous former correctement et tu l’as constaté, nous avons fait le choix de ne pas choisir. Aucun parti-pris, refus de politiser nos voyages, nous sommes chercheurs et c’est notre travail, que nous nous efforçons de bien faire. C’est un combat, peut-être même celui de notre vie. La route est longue, elle est difficile car tu le sais, la Corée est un sujet sensible. Combien de fois avons-nous été taxés de « pro-régime des Kim » ? Nous n’avons pas la chance de pouvoir témoigner à la télévision, nos voyages ne sont pas non plus tous les jours dans les journaux, sauf lorsque la Corée du Nord fait parler d’elle ; et c’est rarement en bien. Nous n’avons pas non plus la chance de publier en masse nos recherches sur la Corée car l’opinion ne comprend pas forcément que l’on puisse parler de la Corée du Nord sans mentionner les termes « dictature » ou « essai nucléaire ». Crois-moi Louis, nous nous battons tous les jours pour qu’on reconnaisse notre travail, que j’estime de qualité. Certains d’entre nous, depuis des années, tentent de faire aboutir certains projets qui demandent beaucoup de sacrifices.
Je me demande alors, comment toi, jeune garçon motivé que j’ai rencontré il y a 6 mois, peut aujourd’hui se permettre de publier sur un sujet qu’il ne connaît pas. Comment toi, qui ne parle pas coréen, qui n’a aucune quelconque formation en linguistique, peux publier un « dictionnaire nord-coréen » ? Quelle est ta légitimité ? Comment peux-tu dire, sans jamais avoir été en Corée du Sud, parler de « deux langues différentes » ? Je tiens à m’expliquer car je me sens profondément insultée. Tu m’insultes moi, chercheuse, habitée par cette passion qui me ronge, me ravie et me détruit en même temps. Tu insultes ceux qui se sont mobilisés pendant de longues années pour ne plus politiser la Corée du Nord. Tu insultes ceux qui, en ce moment même, font un travail monstre pour offrir un vrai dictionnaire français-coréen à ceux qui se forment. Tu nous insultes et j’en ai honte. Tu fais stagner la recherche, peut-être même la fais-tu reculer ? Libre à toi de publier et raconter ta soi disant « terrible » expérience mais que nous apprends-tu ? À nous et surtout aux autres. L’opportunité était exceptionnelle, en tires-tu seulement du négatif ? Un ouvrage de plus de 300 pages, trois mois seulement après ton retour ? Tant de questions se posent quant à ta réelle motivation. Je lirai ton ouvrage, sois-en sûr. Je veux tenter de comprendre sans jamais t’excuser, comme je le fais avec la Corée du Nord. J’aurais aimé que cela se passe autrement et crois-moi, je ne m’attendais pas à ce que tu adoptes le même discours que moi. Seulement, tu me rassures et me confortes dans mes opinions. Je continuerai à travailler sans relâche pour me faire entendre, pour qu’on puisse croire en mes récits incroyables. Je continuerai à aller en Corée du Nord sereinement. Je resterai une chercheuse passionnée et entourée de personnes brillantes. Jamais je ne cesserai de donner une chance et de proposer des solutions pour intégrer ces réfugiés Nord-Coréens sur lesquels je travaille depuis 4 ans. Je n’aurais pas à choisir et je ne veux surtout pas avoir à le faire.
C’est grâce, ou à cause de toi, que chaque matin, Je trouve cette force surhumaine pour travailler. C’est parce que la France et plus généralement le monde, compte des « experts » comme toi que je mets autant de cœur à l’ouvrage. Devrais-je donc te remercier pour cette rage immense rage que tu me procures. Merci de me faire sentir aussi légitime et d’être aussi fière de mon travail. Merci Louis.

Bon vent et surtout souviens-toi…

Manon.

Déconstruire un thread sur la Corée du Nord

Force est de constater que la Corée du Nord fait beaucoup parler d’elle ces derniers jours. On voit partout « troisième guerre mondiale », « sixième essai nucléaire », « escalade dans la région », « ON VA TOUS MOURIR PUTAIN« , « attaque imminente »… et j’en passe ! Alors avec ça, je vois fleurir des petits experts en coréanologie. Je suis ravie de voir que la Corée fascine, mais assez vexée car ce n’est pas pour les bonnes raisons. Il y a quelques jours, alors que Kim Jong Eun surprenait deux cent journalistes étrangers en les convoquant aux aurores pour l’inauguration d’un nouveau quartier résidentiel à Pyongyang, la twittosphère s’est littéralement enflammée et moi avec. Il y en a eu pour tout le monde : Pyongyang évacué, essai nucléaire en cours / prévu pour samedi pour le 105e anniversaire de Kim Il Sung, prise en otage de journalistes, guerre imminente avec les Etats-Unis. Et enfin, on a eu les fameux « threads » sur la Corée du Nord. J’avais l’impression de me noyer dans un océan d’ignorance. Mes yeux ont été brûlés, mon cerveau liquéfié, comme si mes quatre années de formation ne m’avaient servies à rien. Bah ouais, moi quand je publie sur la Corée du Nord et que je dis que j’ai passé là-bas d’agréables moments, j’ai 3 retweets et ce sont mes amis (j’extrapole là). En revanche, quand sort un énorme « thread » dans lequel on dit « Kim Jong Eun a forcé à sa population de se coiffer comme lui », on récolte 5 000 retweets. Alors j’étais triste. J’ai enfilé mon masque de super casse-couilles qui vient te dire que c’est pas vrai ce que tu racontes là et j’ai passé ma journée à faire ça… c’est pas comme si j’avais un mémoire à écrire.

Après un « Top 10 des questions sur la Corée du Nord« , voilà comme je défonce un « thread » sur la Corée du Nord rempli de mauvaises informations ou qui sont profondément incomplètes. Le tout, c’est de renseigner, avec des vraies informations, qui ont été vérifiées personnellement. Ça me tient à cœur de démonter toute cette communication assez malsaine surtout avec l’ambiance actuelle. Surtout, parce que j’ai un amour puissant pour mon travail et que ça me désole de voir autant de choses fausses.

Je le rappelle : écrire sur la Corée du Nord, aller en Corée du Nord,
ne pas rappeler à chaque début d’article que c’est une dictature,
ne veut pas dire que je cautionne le régime. Souvenez-vous en.

Le but, ce n’est pas de rendre sympa le régime de Pyongyang,
mais peut-être de mieux comprendre son fonctionnement
en contextualisant les faits. Tout s’explique, c’est pas sorcier !

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Top 10 des questions sur la Corée du Nord

Avec le temps, je me suis rendue compte que faire des études coréennes étonnait toutes les personnes de mon entourage. Après mon premier voyage en Corée du Nord, j’ai croulé sous les questions. Après mon « Top 10 des questions des questions sur la Corée du Sud » il m’a semblé essentiel de faire aussi un Top 10 sur la Corée du Nord.

Avant tout, je tiens à préciser que mon expérience en Corée du Nord a été très différente des voyages touristiques. Mon voyage était dans le cadre d’un échange linguistique, je n’avais pas les contraintes des voyages touristiques.

Le Grand Monument de Samjiyôn près du Mont Paektu – Corée du Nord (Septembre 2016)

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En avant Pyongyang !

Précédemment dans mes désastreuses
aventures en République Populaire de Chine… 

 

Voilà 6 jours que je suis en terre inconnue. Un problème de visa m’a empêché de partir avec mes trois camarades en Corée du Nord comme prévu. Nous sommes le lundi 5 septembre 2016, il est enfin temps pour moi de passer de l’autre côté du fleuve Yalu. Mon aventure chinoise touche à sa fin et laisse place à mon épopée nord-coréenne. J’envoie mes derniers messages à mes proches avec une once de tristesse et m’apprête à rejoindre la gare de Dandong.

Mes péripéties en Chine : « Pékin Express, en pire !»


7 heures 30, hôtel à Dandong

Je prends soin de vérifier que mon visa est toujours sur mon passeport, j’ai de quoi manger pour le trajet, de l’eau, mes livres, mon appareil et ma valise, toujours aussi imposante et verte pomme qu’on ne peut pas perdre. Hier j’ai aussi dissimulé dans mon porte monnaie ma carte mémoire où se trouvent mes photos de Corée du Sud ainsi que masqué mes albums photos sur mon téléphone. Avec le recul, je me rends compte à quel point toutes ces choses étaient profondément ridicules et surtout, que mon esprit était inconsciemment manipulé par l’environnement dans lequel je vis à savoir : «l’Occident».

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Victoire pour le peuple sud-coréen

우리는 승리했다!
Nous avons gagné!

« 우리가 민주주의를 구한다 » – Cour Constitutionnelle de Séoul – 10 mars 2017

Cour Constitutionnelle de Séoul.
Vendredi, 10 mars 2017. 10h30

Ce matin, la Corée du Sud a rendez-vous avec son futur. La Cour Constitutionnelle de Séoul, constituée de huit juges, va décider si la Présidente Park Geun Hye doit-être destituée.

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Pékin Express, en pire !

Village traditionnel de Bukchon (Séoul)
Village traditionnel de Bukchon (Séoul)

Lundi 29 août 2016

Nous sommes à Séoul, je vis mes derniers instants en dessous du 38e parallèle. À 9h30 demain matin, un avion à destination de Pékin prendra son envol. Je laisse ici mes amis qui m’ont littéralement régalé pendant un mois.
Ce sont des sentiments tout à fait contradictoires qui me traversent. Je suis tiraillée entre une excitation incontrôlable et une angoisse profonde. Si tout se passe comme prévu, dans quelques jours, je pars avec trois camarades vivre l’expérience de ma vie en Corée du Nord. Nous ne passons par la Chine que pour transiter mais c’est un passage obligatoire pour aller jusqu’à Pyongyang. Voici comment le scénario se profile :

Mardi en fin de matinée : rejoindre Anaïs et récupérer mon visa nord-coréen à l’ambassade de Corée du Nord à Pékin1.
Mardi en fin d’après midi : prendre le train à la gare de Pékin pour Dandong2.
Mercredi matin : arrivée à Dandong et y rester la nuit.
Jeudi matin : prendre le train à la gare de Dandong pour Pyongyang.

Mais ça, c’était dans l’idéal.

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La Corée. Mais laquelle ?

Drapeau de la Corée unifiée
Drapeau de la Corée unifiée

La Corée, c’est ce petit pays d’Asie divisé dont on a seulement retenu Gangnam Style -souvent prononcé gnamgnam staïl– et les essais nucléaires qui menacent dangereusement tout l’Occident.
Comme raconté dans un précédent article, j’ai intégré les bancs de l’INaLCO en septembre 2013 pour y commencer une licence de langue et civilisation coréenne. Mon cursus m’offrait des cours de langue écrite et orale et de nombreux cours de civilisation coréenne contemporaine et ancienne. De la Corée, je ne connaissais pas grand chose, son histoire m’était inconnue, tout m’échappait. J’avais donc tout à apprendre. À cette époque j’avais une vision très plate de la péninsule : au Sud une démocratie type Occident, appuyée par les Etats-Unis. Au Nord, une sombre dictature remplie de camps de rééducation, un peuple qui souffre de la famine pendant que son dirigeant fait des essais nucléaires. Et puis j’ai eu ce cours étrange…

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Éthylisme à Pyongyang

Mardi, 6 septembre 2016.

Vu de l'hôtel Changgwansan - Septembre 2016
Vu de l’hôtel Changgwansan – Septembre 2016

Premier réveil à l’hôtel Changgwansan (창관산호텔), temps radieux, matinée fraîche, le quartier Potong se lève paisiblement. Je découvre le paysage que notre balcon nous offre : Pyongyang, l’immense, l’insoupçonnée. Je partage avec ma chambre avec la camarade Salomée au 8e étage de l’hôtel qui s’est transformée en pension1 pour quelques mois car le campus de l’université Kim Il-Sung se fait peau neuve depuis quelques semaines. Ce matin, je prépare ma rentrée scolaire… en Corée du Nord.

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